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Une entreprise se construit une réputation en des années ; quelques publications malveillantes peuvent l'écorner en quelques jours. Faux avis déposés par un concurrent, campagne de notes à une étoile, commentaires outranciers d'un client déçu, article à charge : les atteintes à l'e-réputation sont devenues un contentieux à part entière. La bonne nouvelle, c'est que le droit offre plusieurs leviers. La difficulté, c'est qu'ils reposent sur des qualifications distinctes, avec des règles et des délais très différents — et qu'une erreur d'aiguillage peut faire perdre l'action.
Un même déferlement de commentaires peut ainsi relever de plusieurs qualifications simultanées, chacune ouvrant une voie de recours propre. D'où l'importance d'une analyse fine, contenu par contenu.
Sur internet, un contenu peut disparaître en un instant. Avant toute démarche, il faut donc constituer la preuve : captures d'écran datées, adresses URL, identifiants des comptes, chronologie. L'idéal reste le constat d'huissier (commissaire de justice), qui confère à ces éléments une force probante difficilement contestable.
La rapidité prime, surtout si la diffamation est en jeu (trois mois de prescription). Mais la précipitation dans le choix du fondement se paie cher : agir « en diffamation » sur un contenu qui relève en réalité du dénigrement, ou l'inverse, peut conduire à l'irrecevabilité. Le bon réflexe : qualifier avant d'agir, en gardant à l'esprit qu'un même dossier peut combiner plusieurs voies.
Pour évaluer votre situation et le délai qui court, utilisez le diagnostic diffamation & e-réputation. Voir aussi : cyberharcèlement et e-réputation.
Cet article livre des repères généraux et ne constitue pas une consultation juridique. Chaque dossier est particulier : pour un avis adapté à votre situation, le cabinet vous reçoit — le premier rendez-vous est gratuit et confidentiel.
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