Droit de la presse

Deepfakes et usurpation d'image : ce que dit le droit pénal

3 min de lecture

Un visage, une voix, des propos que l'on n'a jamais tenus : les outils d'intelligence artificielle rendent aujourd'hui possibles des hypertrucages (deepfakes) d'un réalisme troublant. Derrière la prouesse technique se cache un risque sérieux — pour la réputation d'un dirigeant, l'image d'un particulier, la sérénité d'un élu, parfois la sécurité des personnes. Le droit pénal n'est pas démuni : plusieurs infractions peuvent être mobilisées, et le cadre s'est récemment renforcé pour tenir compte des contenus générés par IA.

Un arsenal pénal plus large qu'on ne le croit

La difficulté centrale : la preuve et l'auteur

Deux obstacles se dressent souvent. D'abord, démontrer le caractère truqué du contenu : l'expertise technique peut être nécessaire pour établir la manipulation. Ensuite, identifier l'auteur, fréquemment dissimulé derrière des comptes anonymes et des hébergeurs étrangers. Des réquisitions et des mesures d'enquête sont alors indispensables, ce qui plaide pour une action rapide, avant que les traces ne disparaissent.

Se défendre : les réflexes utiles

Un sujet à la croisée de la technologie et des libertés

Les deepfakes posent une question de société : comment protéger les personnes sans brider la création ni la satire légitime ? Le droit avance, au cas par cas, en distinguant l'hypertrucage trompeur de la parodie assumée. Pour les personnes visées, l'essentiel reste la réactivité. Voir aussi notre décryptage sur le cyberharcèlement et l'e-réputation et sur les usurpations d'identité à l'ère numérique.

Cet article livre des repères généraux et ne constitue pas une consultation juridique. Chaque dossier est particulier : pour un avis adapté à votre situation, le cabinet vous reçoit — le premier rendez-vous est gratuit et confidentiel.

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